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	<title>Harrystaut &#187; Photographie</title>
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		<title>DupliCité</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 14:33:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Harry</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
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		<description><![CDATA[
Jean-Pierre ATTAL
2001-2011 &#8211; 10 ans de recherche
15 septembre au 15 octobre 2011
galerieolivierwaltman
Paris &#124; Miami
74, rue Mazarine 75006 Paris
galeriewaltman.com t : + 33 1 43 54 76 14
contact : Olivier Waltman/ Mathias Coullaud
http://www.galeriewaltman.com/menu.html
ouvert du lundi au samedi de 10h30 à 19h30
Depuis 2004, une proportion non négligeable d’élèves de terminale, en filière générale, utilise au quotidien un [...]]]></description>
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<p style="text-align: right">Jean-Pierre ATTAL<br />
2001-2011 &#8211; 10 ans de recherche<br />
15 septembre au 15 octobre 2011</p>
<p style="text-align: right">galerieolivierwaltman<br />
Paris | Miami<br />
74, rue Mazarine 75006 Paris<br />
galeriewaltman.com t : + 33 1 43 54 76 14<br />
contact : Olivier Waltman/ Mathias Coullaud<br />
<a href="http://www.galeriewaltman.com/menu.html" target="_blank">http://www.galeriewaltman.com/menu.html<br />
</a>ouvert du lundi au samedi de 10h30 à 19h30</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.harrystaut.fr/files/2011/10/labyrinthe3.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2048" src="http://www.harrystaut.fr/files/2011/10/labyrinthe3.jpg" alt="" width="494" height="201" /></a>Depuis 2004, une proportion non négligeable d’élèves de terminale, en filière générale, utilise au quotidien un manuel de philosophie (le &laquo;&nbsp;<em>Hatier</em>&laquo;&nbsp;, réalisé sous la coordination de Michel Delattre et Chantal Demonque) dont la couverture un peu hypnotique est illustrée par une photographie de Jean-Pierre Attal, intitulée <span style="text-decoration: underline"><em><strong>Labyrinthe</strong></em></span> (2004).</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu’au 15 Octobre, ces élèves seront peut être heureux de pouvoir redécouvrir la couverture de leur manuel accrochée, dans un format bien plus respectueux du tirage originel, sur lesmurs de la galerie Olivier Waltman, à Paris.</p>
<p style="text-align: justify">Le travail de Jean-Pierre Attal s’occupe des territoires qui servent de théâtre à nos opérations financières : façades d’immeubles de bureaux, banlieues pavillonnaires, grilles urbaines quadrillant comme sur un repère orthonormé la place de chacun la superficie à laquelle on peut prétendre, les amas qu’il faut bien accepter d’intégrer, comme le feraient, au sein de leurs alvéoles, des abeilles. Les photographies d’Attal pourraient tout à fait évoquer l’insociable sociabilité des hommes telle que Kant la décrit : cette nécessité dans laquelle ils sont de s’associer, tout en aspirant à la solitude. Les open-spaces soigneusement délimités, sans être pour autant cloisonnés, témoignent de cette double nécessité, dès lors qu’elle se plie aux lois du management qui semblent ne conserver du projet de co-développement humain que la rationalisation technique. Le monde fixé par Attal est hyper rationnel. Il n’est d’ailleurs pas naturel puisqu’un travail numérique de duplication, de juxtaposition de cases saisies individuellement produit ce monde à la manière dont lui-même produit les biens et les services qu’il répand, à la chaine, sur les marchés. Pour autant, de cette interaction humaine poussée à la pointe de sa rentabilité, il n’émane aucune humanité. L’homme en semble étrangement absent, tout comme les œuvres sembleraient pouvoir être le fruit d’une production mécanisée, infomatique.</p>
<p style="text-align: justify">Il est intéressant qu’une couverture de manuel de philosophie donne à voir l’encadrement contre lequel la philosophie elle-même pourrait être un des outils d’émancipation.</p>
<p style="text-align: justify">On peut donc, jusqu’au 15 Octobre 2011, aller se perdre dans le dédale de nos propres superstructures.</p>
<p style="text-align: justify">Le dossier de presse de l&#8217;exposition est consultable ici : <a href="http://www.galeriewaltman.com/comunnique-de-presse/Communique_de_presse_Attal-%20septembre-octobre_2011.pdf" target="_blank">Communique_de_presse_Attal-20septembre-octobre_2011.pdf</a></p>
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		<title>L&#8217;homme aux semelles de vent</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Dec 2009 15:37:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Harry</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Bonus]]></category>
		<category><![CDATA[Nietzsche]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Tomasz Gudzowaty]]></category>

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Il y a de cela bientôt trois ans, j&#8217;avais publié ici même (http://www.harrystaut.fr/?p=10)  un commentaire d&#8217;un texte de Nietzsche qui, pour plein de raisons, semble me suivre, ou plutôt, m&#8217;accompagner. Son caractère énigmatique lui permet d&#8217;avoir une bonne tenue dans le temps, sans pour autant que ses effets s&#8217;épuisent, ou qu&#8217;un vide apparaisse en [...]]]></description>
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<font size="2"></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a de cela bientôt trois ans, j&#8217;avais publié ici même (<a href="http://www.harrystaut.fr/?p=10" target="_blank">http://www.harrystaut.fr/?p=10</a>)  un commentaire d&#8217;un texte de Nietzsche qui, pour plein de raisons, semble me suivre, ou plutôt, m&#8217;accompagner. Son caractère énigmatique lui permet d&#8217;avoir une bonne tenue dans le temps, sans pour autant que ses effets s&#8217;épuisent, ou qu&#8217;un vide apparaisse en son coeur; au contraire, plus on le médite, plus on le laisse prendre les commandes de la pensée, et plus il prend d&#8217;épaisseur. Ce qui n&#8217;a pas nécessairement pour conséquence qu&#8217;on se sente plus apte à l&#8217;expliquer. Au contraire. Ainsi, si j&#8217;ai toujours envie de le faire intervenir, parfois, dans mes cours, je me rends compte que j&#8217;ai de plus en plus de mal à en fournir, en classe, un commentaire qui soit à la hauteur de ce que ce texte provoque.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais comme je l&#8217;ai évoqué dernièrement avec mes élèves, comme une passerelle entre une réflexion sur le travail et une prochaine méditation collective sur l&#8217;art, certains élèves se demandaient si le sport pouvait être considéré comme une illustration possible de ce que Nietzsche entend comme &laquo;&nbsp;jeu&nbsp;&raquo;, ou même comme &laquo;&nbsp;planer&nbsp;&raquo;. Moi-même, j&#8217;avais illustré dans le commentaire publié ces notions par l&#8217;évocation du sport, à tel point qu&#8217;un Zidane en suspension concluait visuellement l&#8217;article. Cependant, excessivement pris par la volonté de trouver une référence commune avec d&#8217;hypothétiques élèves, j&#8217;avais privilégié le sport spectacle, celui qui soulève foules et fonds, ce qui ne me satisfaisait à vrai dire qu&#8217;à moitié : tout Zidane qu&#8217;il soit, ce footballeur là demeurait un employé, publicitaire, apte à quelques actes glorieux sur le terrain, mais dont les motivations restaient troubles, parce qu&#8217;achetées, ou vendues, selon le point de vue depuis lequel on regarde le phénomène.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre temps, Sylvain, un collègue de passage (de passage car, comme les comètes, il a ce statut particulier au sein de l&#8217;éducation nationale qui le fait apparaître à intervalles plus ou moins réguliers dans les établissements, et le nôtre a eu l&#8217;honneur de le recevoir une année entière, et ce fut un peu la fête, comme quand on reçoit du monde à la maison, et que rien n&#8217;est exactement comme d&#8217;habitude, mais que tout demeure pour autant familier) me laissait, à propos de ce texte de Nietzsche, un commentaire auquel je ne répondis pas, ne sachant plus trop quoi répondre, ou plutôt ne sachant pas comment exprimer exactement ma réponse. Les questions posées étaient précises, et peut être que le texte explose dans le vague de telle manière qu&#8217;il ne puisse servir à répondre de manière aussi tranchée, comme si plus on s&#8217;élevait, et moins on pouvait pratiquer l&#8217;analyse chirurgicale. Le texte fonctionne d&#8217;ailleurs un peu selon cette dynamique d&#8217;estompage : plus on avance, et plus les distinctions se font nuancées, sans pour autant produire de confusion.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis que j&#8217;ai repris le texte en classe (et mes élèves vont comprendre qu&#8217;on peut sembler, en classe maîtriser le texte, alors qu&#8217;en réalité on continue à être travaillé par lui, et c&#8217;est peut être ce travail là qu&#8217;il faudrait laisser paraître, pour être véritablement professeur de philosophie), je me dis que seule l&#8217;image pourrait répondre aux questions que suscite ce texte, sans qu&#8217;aucune parmi celles qui illustraient mon article ne convienne tout à fait. La danse, peut être. Mais même Nuryev, en plein vol, semblait décalé par rapport au propos, comme un peu trop offert aux regards, trop en représentation pour être pertinent. Mais comme la comète Sylvain, se trouvant en pleine skhole, c&#8217;est à dire en pleine disposition de son temps, s&#8217;adonnait avec une joie manifeste à la pratique de la photographie, je me suis replongé dans cet art que j&#8217;avais depuis quelques temps délaissé. Et rebondissant de livre en livre, de référence en référence, j&#8217;ai fini par croiser la trajectoire du véhicule que je cherchais.</p>
<p style="text-align: justify;">Tomasz Gudzowaty est un photographe polonais, né au début des années 70. Depuis ses débuts, il suit ce courant qu&#8217;on appelle la photographie humaniste, ce qui l&#8217;a conduit à passer peu à peu des paysages qui l&#8217;ont tout d&#8217;abord fait reconnaître au portrait social qui constitue aujourd&#8217;hui le coeur de son travail. Pour autant, il s&#8217;agit bien avant tout de photographie, et l&#8217;oeuvre de Gudzowaty est éminemment plasticienne, bien que figurative, de telle sorte que jamais ses photographies ne soient réductibles à un simple document. Chaque prise de vue est au contraire un dépassement de son objet, ne serait ce que parce que, comme tous les grands photographes, il joue de l&#8217;instant, c&#8217;est à dire de ce rapport spécifique au temps qu&#8217;est la photographie, pour faire de son arrêt dans l&#8217;image figée quelque chose qui s&#8217;approche peut être de la plus parfaite expression de l&#8217;éternel retour (Nietzsche, nous abordons tes côtes, dirait-on). Cela fait maintenant plusieurs années que Tomasz Gudzowaty s&#8217;intéresse plus particulièrement au domaine du sport, à tel point que des journaux tels que l&#8217;Equipe, Time, the Guardian ou Max publient régulièrement ses clichés. Mais c&#8217;est au sport non médiatisé qu&#8217;il se consacre. Sports méconnus, parce que trop locaux, trop atypique, trop exigeants et intérieurs. Le kalaripayattu, forme ancestrale de lutte qui est avant tout un exercice d&#8217;ascèse personnelle, encore pratiqué dans le sud de l&#8217;Inde;  l&#8217;école du cirque de Wuqiao, dans laquelle des enfants apprennent, dès leur plus jeune âge, à maîtriser la pesanteur, et les diverses manières pour le corps de lui échapper, sous le contrôle de l&#8217;esprit; le kung-fu, aussi, encore enseigné aujourd&#8217;hui dans le temple de Shaolin, en Chine de nouveau où Gudzowaty s&#8217;installa, le temps de saisir au vol pour ainsi dire l&#8217;entrainement des moines, alors même qu&#8217;eux aussi apprennent à s&#8217;alléger de ce qui les retient au sol, et à briser les lois censées être incontournables, qui nous lient à la matière. De cette série est extraite la photographie suivante, qui accompagnera idéalement le texte de Nietzsche, qu&#8217;on va reproduire maintenant, sans proposer davantage de commentaire.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><img class="alignright size-full wp-image-855" title="shao_12" src="http://www.harrystaut.fr/wp-content/uploads/2009/12/shao_12.jpg" alt="shao_12" width="359" height="530" />“ Le besoin nous contraint au travail dont le produit apaise le besoin: le réveil toujours nouveau des besoins nous habitue au travail. Mais dans les pauses où les besoins sont apaisés et, pour ainsi dire, endormis, l’ennui vient nous surprendre. Qu’est-ce à dire ? C’est l’habitude du travail en général qui se fait à présent sentir comme un besoin nouveau, adventice; il sera d’autant plus fort que l’on est plus fort habitué à travailler, peut-être même que l’on a souffert plus fort des besoins. Pour échapper à l’ennui, l’homme travaille au-delà de la mesure de ses autres besoins ou il invente le jeu, c’est-à-dire le travail qui ne doit apaiser aucun autre besoin que celui du travail en général. Celui qui est saoul du jeu et qui n’a point, par de nouveaux besoins, de raison de travailler, celui-là est pris parfois du désir d’un troisième état, qui serait au jeu ce que planer est à danser, ce que danser est à marcher, d’un mouvement bienheureux et paisible: c’est la vision de bonheur des artistes et des philosophes. ”</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">NIETZSCHE, <strong><em>Humain, trop humain</em></strong> , I §611</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui voudraient découvrir le travail de Tomasz Gudzowaky de manière plus approfondie, on pourra se référer à son site (<a href="http://www.gudzowaty.com" target="_blank">http://www.gudzowaty.com</a>), qui ne présente que peu de ses travaux, mais constitue une présentation générale de son oeuvre. En revanche, la galerie polonaise qui suit ce photographe présente davantage de photographie, et constitue l&#8217;intermédiaire permettant de se procurer des tirages. La partie du site consacrée à Gudzowaky se trouve à cette adresse : <a href="http://www.yoursgallery.pl/artist.php?action=details&amp;artist_id=5" target="_blank">http://www.yoursgallery.pl/artist.php?action=details&amp;artist_id=5</a>. On y trouvera plusieurs de ses séries. Le site permet aussi de suivre les expositions, puisque pour le moment, aucune publication sous forme de livre n&#8217;a été proposée de son oeuvre.</p>
<p></span></p>
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