Sur-vie

Puisque nous sommes dans une séquence dont le désir est l’attracteur étrange central, et puisque les cours sont censés augmenter l’aptitude de ceux qui les suivent à aborder des textes jusque là inconnus, on peut soliciter les neurones en les confrontant à des auteurs qui ne sont pas au programme (du moins pas encore). Les quelques lecteurs du blog qui sont aussi mes élèves savent que cette année le nom de Bruce Bégout est régulièrement cité en classe. C’est simplement

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Vaut-il mieux changer nos désirs que l’ordre du monde ?

Le monde est un fait accompli devant lequel nous somme placés. Nous sommes bien obligés de l’accepter tel qu’il est, puisque c’est à ce monde ci que nous sommes confrontés, et pas à un autre. Pour autant, l’homme est le seul être connu, parmi ceux qui peuplent ce monde, à concevoir l’idée du monde tel qu’il n’est pas, et tel qu’il serait s’il comblait l’ensemble de ses manques, qu’ils soient nécessaires comme le sont les besoins, ou apparemment dispensables tels

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Sommes-nous maîtres de nos désirs ?

Introduction Face à la puissance du désir, il est tentant de tenir un discours prudent, visant à maîtriser cette orientation dont nous sommes facilement victimes, qui se manifeste par une certaine tendance à ne plus tout à fait nous maîtriser, puisque ce sont des objets, plus ou moins abstraits, qui semblent orienter nos comportements, parfois jusqu’à semer dans nos vies de véritables désordres. Pourtant, on est aussi assez spontanément réticents devant les discours qui condamnent totalement le désir : après

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Half life

Puisque j’ai lancé mes élèves sur la lecture de ce passage du banquet au cours duquel Aristophane fait à son tour l’éloge de l’amour en reprenant le mythe des androgynes, profitons en pour montrer que ce mythe, comme bien d’autres d’ailleurs (et cela participe sans doute du fait qu’encore aujourd’hui, ce qu’en disait Aristote dans sa Métaphysique (« aimer les mythes est, en quelque manière se montrer philosophe, car le mythe est composé de merveilleux« ) demeure valable), vit encore en nous

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Images du Banquet

On l’a déjà abordé à plusieurs reprises : si Platon accorde une place aux artistes dans la Cité, c’est à la condition que ceux ci se plient à une discipline dont la première règle veut qu’ils renoncent à la prétention de reproduire le monde sensible tel qu’il se présente, d’une part car cela n’a aucun autre intérêt qu’une fierté mal placée dans la prouesse technique (or, la fierté mal placée a souvent pour nom « orgueil »), et d’autre part car c’est

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Pourquoi peut on affirmer que le désir est un triangle isocèle ?

En terminale, l’étude du désir passe beaucoup par la question de la gestion des désirs, sur un modèle principalement antique visant à mettre en ordre les tendances pour atteindre une ataraxie, un détachement assimilable au repos du sage. Il faut admettre qu’une grande partie de l’histoire de la pensée occidentale a consisté à poser la question de la condamnation du désir et des multiples moyens de lui échapper pour se préserver. Peu à peu cependant est apparue cette contre-hypothèse qui

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Le désir est-il la marque de la misère de l’homme ?

Si on tente de classer les manques auxquels est soumis l’homme, une distinction classique consiste à séparer les besoins des désirs. Les besoins ont pour caractéristique d’être nécessaires, que ce soit pour des raisons biologiques (manger, dormir, boire, respirer…) ou pour des raisons sociales (dans notre société, il est nécessaire d’avoir accès à l’électricité, à un logement, à l’eau courante, à des moyens de communication, de déplacement). Si on ne les satisfait pas, on tombe dans une situation où le

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