Dans quelle mesure l’imagination contribue t elle au bonheur de l’homme ?

dancerdvdcover.jpgUne tentative de construction d’un traitement de ce sujet, en se donnant comme règle de s’appuyer sur des éléments vus, dispersés certes, dans des copies d’élèves. Autre règle, ne pas employer de référence, ou le moins possible, pour mettre en avant la simple réflexion sur les concepts, et l’avancement de l’enquête d’un point de vue simplement logique. Une référence cinématographique, cependant, à travers Dancer in the Dark, de Lars von Trier, qui constitue une mise en scène de l’évasion dans l’imaginaire, pour le personnage principal comme pour le spectateur lui même. On peut, si on l’utilise correctement, si on la choisit de manière pertinente, et si on en propose une analyse un peu approfondie, s’appuyer sur ce genre de référence pour construire la réflexion. Ce qui importe, c’est de justifier ce choix, et de l’exploiter.

Introduction

Selma, héroïne du film de Lars Von Trier, Dancer in the Dark, fuyait la réalité en plongeant dans ses rêveries intérieures, gentillettes opérettes qui finissaient toujours bien. Plus sa vie lui échappait, plus elle s’imposait de plonger profondément dans son monde intérieur, y trouvant un réconfort que le monde lui refusait obstinément. C’est là une attitude volontiers adoptée par l’être humain : son esprit est doté de cette aptitude à former des images intérieures en partie déconnectées du monde lui-même, dans lesquelles il peut plonger quand il s’agit d’échapper à une réalité trop pesante. Il trouverait là une forme de bonheur introuvable dans ce qu’on appelle alors, avec déception, la « vraie vie ». Cependant, on peut craindre que ce bonheur soit très relatif. D’une part, il ne peut être que personnel, l’imagination étant une faculté toute intérieure, non partagée, et d’autre part, il ne peut être qu’éphémère, dans la mesure où on ne peut pas demeurer sans fin dans l’imagination : le retour aux réalités s’impose, ne serait ce que pour assurer la survie. On pourrait dès lors craindre que le bonheur soit inaccessible, et que l’imagination fasse une promesse qu’elle ne puisse pas tenir. Cependant, si on remet en question le caractère uniquement intérieur de l’imagination, et si on analyse de plus près la manière dont on conçoit le bonheur, alors il sera possible de préciser dans quelles limites l’imagination tient une part importante, mais nécessairement limitée dans la quête du bonheur. Pour cela, on envisagera tout d’abord l’aptitude de l’imagination à constituer un refuge fiable, puis on émettra l’hypothèse selon laquelle, au contraire, elle puisse constituer un franchissement courageux des limites connues de l’existence.

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1 L’imagination refuge

A – L’imagination comme possibilité de rendre présent ce qui est absent.

La première raison pour laquelle l’imagination œuvre pour le bonheur de l’homme, c’est son aptitude à rendre présent ce qui est absent. Ainsi, l’une des principales causes du malheur de l’homme, l’absence de ce qu’il désire, est-elle annihilée : l’imagination en tant que capacité de notre esprit à former des images mentales, de véritables visualisations de ce qui est absent, nous met en présence de ce que nous désirons, même si ce dont nous manquons n’existe pas. Ainsi l’enfant s’imagine t-il en adulte idéalisé, ainsi l’adulte se remémore t-il son enfance idéalisée pour la revivre à distance, ainsi la personne seule imagine t-elle qu’elle est accompagnée, ainsi celle qui est accompagnée imagine t-elle une solitude reposante.

B – L’imagination comme force d’illusion.

Mais, à cause de cette puissance, l’imagination doit être considérée comme génératrice d’erreurs, voire même d’illusion : les images formées dans les pensées ne sont pas véridiques. D’une part, on peut tout à fait imaginer des objets qui n’existent pas, tels qu’un centaure, Superman ou la playstation 12. D’autre part, même quand il s’agit d’imaginer des objets existants, l’imagination ment, puisqu’elle rend présent ce qui est absent. Elle a même le pouvoir de modifier notre perception du monde. Montaigne montrait par exemple que c’est l’imagination qui nous empêche de marcher sur une poutre posée entre les sommets des deux tours de Notre Dame, alors qu’on est tout à fait capable de marcher sur cette même poutre quand elle est posée sur le sol. L’imagination serait donc un refuge misérable, trop illusoire pour nous rendre heureux.

C – L’illusion est nécessairement suivie de désillusion.

En effet, depuis l’antiquité, on considère que le bonheur n’est pas compatible avec l’erreur, le mensonge et l’illusion. Or, qu’est ce que l’imagination, si ce n’est une manière de se mentir à soi même ? L’héroïne de Dancer in the Dark le sait bien : elle s’immerge d’autant plus facilement dans son monde intérieur qu’elle devient peu à peu aveugle. C’est là le principe même de l’illusion, elle implique un véritable aveuglement au monde tel qu’il est. Or ce monde continue à exister, quoi qu’il arrive, et il faut bien, un jour ou l’autre, y revenir. Pascal montrait que c’est ainsi que l’homme peut passer sa vie à imaginer fuir l’angoisse essentielle qui est celle de la mort en emplissant ses pensées de préoccupations artificielles comme le travail, les passions, les occupations intellectuelles. Mais un jour ou l’autre, l’angoisse revient, pour peu qu’on n’ait rien à faire pendant quelques heures, on sort alors de l’illusion pour être plongé dans un monde auquel on n’est pas préparé. Dès lors, on le voit, c’est la raison qui doit être privilégiée si on veut cheminer de manière sûre vers le bonheur. Ce sera d’ailleurs, au départ, pour cette raison générale que les premiers philosophes abandonneront progressivement les mythes pour aborder le cosmos de manière plus rationnelle, et finalement plus scientifique, percevant le caractère trop illusoire des explications imaginaires.

Transition :

On voit ici pourquoi l’imagination ne permet d’accéder à un bonheur qui n’est qu’illusoire, autrement dit un bonheur qui prépare sa propre désillusion, ce qui suffit à le considérer comme étranger au véritable bonheur qui doit, lui, être permanent (sinon, la simple idée qu’il puisse cesser suffirait à le gâcher tout à fait). Cependant, une telle condamnation pose elle aussi problème, car s’interdire tout recours à l’imagination, c’est se condamner à se contenter d’un monde qui, on l’a vu, ne permet pas d’atteindre le bonheur.

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2 – L’imagination, dans sa relation au réel.

A – Il n’y a pas d’imagination pure.

La première chose qu’on peut remettre en question dans les arguments de ceux qui condamnent l’imagination, c’est le fait qu’ils voient en elle une aptitude à se déconnecter totalement du réel, pour y échapper et ne plus y revenir qu’au moment de la désillusion, comme si l’imagination constituait un monde totalement déconnecté de la réalité, dans lequel il serait possible de fuir pour de bon. Or une telle conception est tout simplement fausse et simplificatrice. Si l’imagination peut générer des images, c’est justement parce que le réel existe, et l’alimente. Elle ne fait dés lors qu’imiter le réel. C’est d’ailleurs là son intérêt : si elle nous plongeait dans un univers tout à fait étranger, celui-ci ne nous satisferait pas. Nous imaginons parce que le monde ne suffit pas, mais aussi parce que nous pensons qu’il pourrait suffire. Dès lors, c’est bel et bien le monde que nous imaginons, non pas tel qu’il est, mais tel qu’il pourrait être. Même les plus puissants moments d’imagination que sont les rêves sont toujours tissés à partir d’éléments du réel, assemblés de manière certes particulière, mais liés à notre expérience vécue. Si ce n’était pas le cas, l’imagination ne pourrait pas nous servir de refuge, car elle nous semblerait plus étrangère encore que la réalité.

B – L’imagination comme source de connaissance de la réalité.

D’autre part, opposer l’imagination au bonheur en affirmant qu’elle nous sépare du monde, c’est oublier que c’est elle, aussi, qui nous met en contact avec lui. En effet, si nous nous repérons dans le monde, c’est parce que nous en formons une image mentale qui nous permet de, comme on dit « nous y retrouver ». Se déplacer dans une ville, quand on la connaît, c’est avoir en tête un plan de celle-ci, constitué à partir de la mémoire que nous avons de nos déplacements. Mais plus encore, nous sommes capables de nous faire une image juste de cette ville, comme de tout autre milieu, à partir des images que d’autres en ont élaborées. C’est ainsi qu’on peut préparer un trajet grâce à une carte ou même un descriptif d’un trajet. Au-delà de cet usage très concret de l’imagination, c’est cette même faculté qui permet de nous faire une image pertinente du monde, et par conséquent de nous y installer correctement. C’est ainsi que les théories scientifiques sont pour commencer des hypothèses produites par l’imagination. Par exemple, l’antiquité grecque conçoit déjà la théorie des atomes, sans bien sûr les avoir jamais vus. Et c’est de la même manière que les théories contemporaines se construisent, en ajoutant à ce que fournit l’expérience, des constructions imaginaires que l’expérimentation vérifiera ensuite. Or c’est précisément cette connaissance du monde qui permet de le transformer, d’y faire sa place et d’y trouver le bonheur.

C – L’imagination, même fabulatrice, rapproche du réel.

On pourrait opposer la fonction théorique de l’imagination, celle qui sert de point de départ à la démarche scientifique, à sa fonction fabulatrice, celle qui invente des histoires. Mais en fait, on sait que l’imagination créatrice sert, elle aussi, à placer correctement l’homme dans le monde, à lui indiquer une place et un horizon. C’est ainsi que les mythes furent, pour les êtres humains, les cartes mentales d’un monde dans lequel ils avaient du mal à trouver une origine et une raison d’être. Ici encore, dans la mesure où il ne s’agit pas de se raconter des histoires, mais de discerner derrière le monde une histoire synthétisant la diversité du réel, et lui donnant un sens, il ne s’agit pas de se réfugier ailleurs que dans la réalité, mais au contraire de trouver dans celle-ci des racines permettant de s’y installer.

Transition :

Ainsi, dans la mesure où l’imagination n’est pas un simple délire, une production d’images vides sans aucune relation avec le réel, il est permis de penser qu’elle puisse participer au bonheur ; Cependant, si c’était là la source du bonheur, il faudrait admettre que celui-ci ne soit pas accessible dans la stricte matière, et qu’il nécessite de dépasser celle-ci pour être atteint, ce qui signifierait qu’il relèverait, précisément, de l’imaginaire.

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3 – L’imagination, puissance de dépassement du réel, et de libération.

A – Tout projet nécessite une conception préalable

Le bonheur, pour l’homme, n’est pas acquis. Qu’on le place dans la réunion d’un certain nombre de conditions matérielles d’existence, ou qu’on le considère comme un certain degré d’élévation spirituelle, il nécessite un certain travail, sur la matière et sur l’esprit. Les deux sont d’ailleurs liés : pour travailler la matière, c’est tout d’abord l’esprit qui est mis à contribution. L’homme n’est donc pas d’emblée heureux, et ce parce que, précisément, son imagination lui permet d’avoir une idée de sa vie telle qu’elle pourrait être, et non telle qu’elle est. En somme, à cause de son imagination, l’homme sait que sa vie pourrait être meilleure qu’elle n’est actuellement. On a déjà évoqué l’idée selon laquelle cette aptitude à envisager une vie meilleure pourrait rendre l’homme malheureux. Mais si c’était le cas, cela signifierait qu’on identifierait le bonheur avec l’inconscience de sa propre situation : serait heureux le naïf qui serait prêt à accepter, dès lors, n’importe quelle situation et s’en contenterait. Mais être heureux ne se réduit pas à être simplement content. Dès lors, on peut ici supposer que l’imagination est ce qui permet à l’homme de se donner des objectifs, et de mettre en œuvre ce qui est nécessaire pour les atteindre. Préparer un examen, c’est imaginer qu’on puisse l’obtenir, et imaginer aussi la manière dont on va s’y préparer. Marcher sur la lune, c’est avant tout, et des années auparavant, imaginer qu’on puisse le faire, ainsi que les moyens techniques à mettre en œuvre pour y parvenir. Ainsi, d’un point de vue technique, il n’y aurait pas de progrès s’il n’y avait pas d’imagination. Certes, le bonheur ne se réduit pas au progrès technique, particulièrement quand celui-ci devient une fin en soi, mais il est tout de même évident que, correctement orienté, secondé par la raison, ce progrès est nécessaire pour l’humanité, d’une part parce que celle-ci ne peut pas se satisfaire de conditions naturelles d’existence, et d’autre part parce que, comme on l’a vu, c’est une créature qui est en permanence consciente de sa propre condition, et cherche sans cesse à la faire progresser, matériellement et spirituellement.

B – L’imagination permet de s’échapper physiquement du monde.

Ainsi, l’homme est celui qui ne satisfait pas du monde tel qu’il est. Si cette réflexion peut être à la source du progrès technique, on sait que même celui-ci ne suffit pas à l’homme, qui a besoin de s’arracher encore davantage à la matière du monde, et de la transformer plus profondément. L’art est précisément ce domaine dans lequel il va trouver une force de ravissement, au sens fort de rapt, de transport de soi même hors du monde tel qu’il est connu. Le peintre Paul Klee disait que le monde sous sa forme actuelle n’est pas le seul monde possible. On avait, en début de réflexion, émis l’hypothèse que l’imagination soit un monde intérieur, fictif, dans lequel l’homme risquerait de s’enfermer pour échapper au monde réel. L’art est justement ce domaine dans lequel l’homme parvient à former la matière selon son imagination, à en faire une expérience spirituelle, pour lui-même, mais aussi pour les autres puisque l’œuvre d’art est destinée aux autres hommes, et va leur proposer une expérience simultanément physique (elle s’adresse en premier lieu à leurs sens) et spirituelle (c’est l’esprit qui est en second lieu sollicité). On ne peut pas oublier que si, pour les artistes, il y a une nécessité de peindre, sculpter, composer de la musique, agir sur la matière de manière générale, c’est bien parce que ce monde ne suffit pas, qu’il est nécessaire de lui donner d’autres formes, et ainsi de former, simultanément, l’esprit de l’homme, chaque nouvelle œuvre étant une nouvelle expérience de bonheur. Ainsi, l’héroïne de Lars Von Trier est elle, certes, un personnage de film, à qui le monde ne peut pas suffire, mais en regardant ce film, chaque spectateur éprouve, lui-même, des sensations, des émotions, mi-physiques, mi-spirituelles, qui rendent le monde étouffant, et rendent nécessaires des espaces de respiration que le film va lui prodiguer peu à peu, au même rythme que ceux qu’il autorise à Selma, dans ces moments de vagabondages dans des comédies musicales imaginaires. Si le film est éprouvant, si d’une certaine manière il constitue un monde insupportable pour le spectateur, il est néanmoins une forme imaginaire, qui permet ce qu’Aristote aurait appelé la catharsis, ou le défoulement de pulsions, de tensions profondément enfouies en l’homme, et qui trouvent là un domaine où exploser, et le film lui-même permet, dans sa construction, et particulièrement dans son dernier mouvement de caméra d’imaginer un au-delà du récit qui constituerait une promesse de bonheur.

C – L’espoir, forme élevée d’imagination

Une fois encore, on le voit, pour l’homme, le bonheur semble se situer hors du monde tel qu’il est. Et sans doute est ce dans le phénomène religieux qu’on peut constater cela de la manière la plus évidente. Toute religion s’appuie en effet sur l’idée que le monde matériel n’est pas tout, qu’il n’est qu’une surface qui cache un au-delà spirituel, dans lequel se situe le véritable bonheur. Elles ont pour point commun de signaler à l’homme qu’il ne faut pas se contenter de ce qu’il vit physiquement dans l’instant présent, et qu’il doit considérer son existence comme inscrite dans un processus plus vaste, qui dépasse sa présence actuelle dans le monde. Toute religion s’appuie donc sur une forte sollicitation de l’imagination, qui doit considérer ce qui précisément n’est pas donné par l’expérience, si ce n’est en tant qu’intuition du caractère limité du monde tel qu’on le connaît. Religieusement, le bonheur n’est pas de ce monde, c’est au-delà de cette vie physique qu’il faut le trouver. Mais on trouve finalement là un discours commun avec ce qu’affirme la philosophie, cet autre domaine qui se préoccupe du bonheur humain : celui-ci ne peut pas être considéré comme un état physique définitif. Il est toujours dans un dépassement de ce qui est vécu. Dès lors, même si c’est la raison qui doit, en dernier ressort, gouverner la quête du bonheur, c’est pourtant l’imagination qui va demeurer le moteur de cette quête, parce que cesser d’imaginer, c’est perdre cet espoir qui constitue bel et bien la manière dont l’homme vise un futur qui doit se situer au-delà de sa condition présente. Renoncer à imaginer serait se fermer toutes les perspectives, ce qui pour un être humain s’apparenterait au désespoir.

Conclusion :

Ainsi, nous pouvons déterminer assez précisément dans quelles limites l’imagination contribue au bonheur de l’homme. Tout d’abord, elle est cette faculté qui, ne se satisfaisant jamais de ce que l’expérience propose, forme en permanence des images de ce que celle-ci pourrait être et qu’elle n’est pas. Cette aptitude est tout autant un risque de malheur qu’une proposition de bonheur. C’est dans la manière d’aborder 2046.jpgl’imagination que la frontière se situe. Si on la considère comme un refuge, un autre monde, qui serait intérieur, et dans lequel on pourrait fuir le monde réel, alors on court, à moyen terme, vers la désillusion, ce qui est incompatible avec le bonheur. En revanche, si on considère les images que notre esprit produit comme une conception d’un monde possible, qu’il s’agit ensuite de produire, soit techniquement, soit artistiquement, soit même spirituellement, alors elle ne peut plus sombrer dans la désillusion, puisqu’on n’a jamais été victime d’illusion. La première raison pour laquelle l’homme imagine, c’est qu’il ne se satisfait jamais du monde tel qu’il est. Correctement encadrée par la raison, l’imagination ne produit donc pas de désillusion. Elle est au contraire le fruit d’une désillusion première, qui consiste à ne pas être esclave du monde tel qu’il est, et de voir au-delà de lui pour le transformer. Cela implique finalement de considérer que le bonheur n’est pas dans le monde tel qu’il est, mais dans le monde tel qu’on le conçoit, ce qui place l’imagination à la source même du bonheur. Cependant, cela implique aussi de considérer qu’il n’y a pas de bonheur envisageable sans la claire conscience, en grande partie suscitée par l’imagination elle-même, que l’on n’est, définitivement, jamais présentement heureux. Cela rend certes le bonheur inaccessible, mais cela laisse la pleine possibilité de le poursuivre. Toute autre proposition, qui consisterait à affirmer que le bonheur est déjà là sans qu’on le sache, ou que le bonheur ne doit même pas être imaginé, constituerait un enfermement de l’homme dans sa situation présente, une interdiction de tracer des perspectives, un dés-espoir tel qu’il serait l’antithèse exacte du bonheur.

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