La liberté – Conclusion

On peut donc en conclure qu’il faut se méfier ici des apparences: la liberté n’est pas hors d’atteinte pour l’homme, mais il semble illusoire et peu souhaitable d’espérer voir l’image courante de ce concept (la liberté de faire n’importe quoi) devenir une réalité. D’une part on a trop vu ce que cette conception de la liberté avait de contradictoire philosophiquement parlant. Mais surtout on peut s’interroger sur l’intérêt qu’il y aurait à voir la liberté devenir la possibilité pour les hommes d’effectuer des actes qui n’auraient aucun sens, purs fruits du hasard. Si la liberté doit n’être qu’un moyen pour l’homme de devenir irresponsable (car Lafcadio par exemple ne peut pas plus répondre de son meurtre qu’un fou ne peut répondre de ses paroles ou qu’on ne peut répondre de nos rêves), alors cette liberté n’est pas un progrès pour l’homme. On l’a vu, l’homme n’apparaît pas comme libre d’emblée. Il est par contre apte à devenir libre au sens ou Rousseau l’entend, c’est à dire autonome. Mais c’est une liberté qui implique de porter la responsabilité de ses actes et non de la fuir dans l’inconscience. C’est la raison pour laquelle une réflexion actuelle sur la liberté, même si elle doit prendre en compte les leçons que nous donnent la sociologie, la psychologie, les neurosciences sur les déterminismes qui nous portent, doit aussi concevoir la liberté comme ce courant qui dépasse tous les déterminismes. Aussi déterminés soyons nous, nous avons pour spécificité d’être conscients des courants que suit le fleuve de notre existence, et la liberté consiste précisément à accompagner ce courant de notre propre volonté. C’est là le double sens du « déterminisme » pour l’homme : il est déterminé par sa situation, qui fait qu’il ne peut tout être, mais il se détermine lui-même à prendre en charge sa propre existence. Et c’est bien à sa propre détermination, celle qu’il peut (et doit) prendre en mains lui-même, que l’homme ne peut échapper ; c’est donc elle qui constitue la matière même de ce qu’on appelle « liberté ».

6 commentaires On La liberté – Conclusion

  • les gars c’est génial ce que vous faites mais est ce que vous pouvez m’envoyez l’exposé complet sur la liberté cela me sortirais d’une situation désespéré merci d’avance

  • facebook-profile-picture
  • Génial
    Ça m’a beaucoup servi pour un texte de philo de dernière minute sur la liberté!

  • N’étant pas correcteur de métier (à peine quelques heures tous les ans consacrées à la correction de copies d’examen dans le cadre d’un mastère, qui se traduisent toujours par une demande du responsable du dit mastère de bien vouloir relever les notes que j’ai attribuées de 3 à 5 points, afin d’être homogène avec les correcteurs des autres épreuves, ça dépend des années), je suis rarement confronté à l’orthographe des aspirants bacheliers.

    Je vis donc sur une autre planète et je me contente d’imaginer ce qui peut se passer entre 17 et 19 ans. Cependant, malgré la certitude que j’ai a priori d’être hors du coup, je confesse que la lecture de la requête de Giovani me laisse pantois : 3 lignes, 3 fautes d’orthographe, absence complète de ponctuation.

    Ca ne doit pas aider à exprimer clairement une pensée… Et je frémis rien que d’imaginer le nombre de points que le président du jury pourrait me demander de rajouter…

  • J’ai vraiment aimer votre façon de travailler c’est très bon merci pour le peu que j’ai eu de connaissance ????

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