Claroification

Egarés dans une série qui prend la forme d’une île (mais toute fiction est une île), nous évoquions précédemment le travail d’archéologue de Pacôme Thiellement, qui perçait dans nos écran plats des galeries qu’on soupçonnait, mais que faute d’outils adéquats, on n’osait trop explorer.

Thiellement n’est pas seul, à exercer ce travail de spéléologue céleste. Maglite de la langue en main, Christophe Claro est aussi un de ces guides de haute montagne, accompagnant le francophone dans la littérature anglo-saxonne; il est de ces traducteurs en qui on peut avoir une confiance suffisamment aveugle pour être certain de lire l’anglais à travers le français, comme si celui ci était une langue étrangère. On reconnait d’ailleurs les écrivains à ce qu’ils font de la langue dans laquelle ils composent une langue étrangère plus parlante encore que la langue native, et on ne s’étonne donc pas que le travail de traduction soit chez Claro une autre manière d’écrire en français, ce qu’il n’hésite pas à faire parfois directement, lorsqu’il est l’auteur de ses propres romans, qui parlent aussi leur propre langue.

Aussi, quand Christophe Claro évoque sur son blog le travail de Pacôme Thiellement, et donc, les arrière-mondes, à côtés, projections stellaires et flash-forwards de Lost, qui est aussi tout celà pour nos propres vies, on se dit que les croisements de ce genre doivent faire de beaux enfants. On peut donc lire ce texte sur le Clavier Cannibale de Claro, à cette adresse : http://towardgrace.blogspot.fr/2012/05/pacome-sur-lile-lots-of-lost.html

Pour ceux des lecteurs qui sont aussi ceux qui suivent mes cours, on précise qu’on a réussi à glisser quelques uns des romans de Claro dans les listes d’achat du CDI. Normalement, on ne devrait résister ni à l’envie de les emprunter, ni à celle de glisser son blog dans les favoris de ce navigateur, qui ne porte pas si souvent aussi bien son nom.

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