La grande classe laborieuse

On est habitué à voir la figure du travailleur peinte par le cinéma et la littérature. L’usine est un magnifique studio, sans doute parce que le cinéma working_class_hero_by_latinocheater-d47jrkzest lui-même une machine, et la mine, peut-être parce qu’on en extrait le graphite dont on fait les crayons, demeure un haut-lieu de l’imaginaire littéraire. Pourtant, un autre art s’est fait, plus encore peut-être, compagnon du travailleur : la chanson. Parce qu’elle est le porte-voix des luttes sociales, parce que la protest-song est un genre à part entière, parce qu’elle est aussi le véhicule de l’ironie d’une classe laborieuse qui ne se fait pas d’illusion sur la sauce à laquelle elle est mangée. Mais la chanson sait, aussi, tracer le portrait des héros discrets du labeur quotidien. Ouvriers, mécanos, marins, flics, prostituées, coiffeuses, patrons, métallos, mineurs, managers, hommes pressés, et même, patrons, ils sont tous là, outils en main, harassés pour certains, les autres le poing levés, solitaires ou solidaires pour chanter les louanges de l’homme à l’oeuvre.

Il y en a pour tous les goûts, il y a de l’anecdotique et du chef d’oeuvre. Nous reviendrons prochainement sur certains de ces titres, qui sont de tels classiques qu’ils font désormais partie de cette culture qui nous est d’autant plus commune que, jusque là, la majeure partie d’entre nous partage au moins cette condition laborieuse. Voici de quoi faire sa fête au travail :

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