Enchainements

Gros tunnel hitchcockien dans ces pages ces jours ci. Si cela correspond à un goût du rédacteur, il y a aussi derrière cete monomanie passagère un intérêt qui va au-delà de la simple cinéphilie (ou, au contraire, un intérêt qui est peut être, précisément, cinéphilique, mais dans un sens très restreint par rapport au sens usuel de ce mot) : Hitchcock fait partie de ces artistes qui éduquent le regard, qui apprennent au spectateur à voir, ou mieux encore, de

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Image – Action

Pour permettre de, peut être, digérer les pages de Deleuze proposées dans un précédent article, voici une conférence donnée dans la cadre des cycles proposés par le forum des images. Jean-Baptiste Thoret, critique cinéphile et auteurs de quelques ouvrages vraiment intéressants sur le 7ème art y propose une lecture de Deleuze, c’est à dire un accompagnement à sa lecture. D’une manière très rassurante, reconnaissant comme normal de ne pas tout saisir, rappelant que l’assimilation des concepts deleuziens peut réclamer du

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L’image mentale

Parmi ceux qui auront vu chez Hitchcock davantage qu’un narrateur génial, Gilles Deleuze figure en bonne place. Grand amateur de cinéma, mais surtout analyste pointu de ce qui se passe à l’écran, les pages que Deleuze consacre au 7ème art sont à elle seules une confirmation de la pertinence de sa pensée. Là où ne voyons que des images, Deleuze dresse, lui toute une typologie d’images, affect, percep, concept, action, et mentale chez Hitchcock, et ce afin de tracer comme

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Introduction à la méthode d’Alfred Hitchcock, par Godard

Pièce à livrer au dossier, cet extrait d’Histoire(s) du Cinéma, de Jean-Luc Godard : « On a oublié pourquoi Joan Fontaine se penche au bord d’une falaise et qu’est ce que Joel Mc Crea s’en allait faire en Hollande. On a oublié à propos de quoi Montgomery Clift garde un silence éternel et pourquoi Janet Leigh s’arrête au Bates Motel et pourquoi Teresa Wright est encore amoureuse d’oncle Charlie. On a oublié de quoi Henry Fonda n’est pas entièrement coupable et

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A partir de Fenêtre sur cour, exploration du quartier

Le site Cinélycée a la bonne idée, pour les films au programme, de proposer une filmographie permettant de prolonger l’expérience cinématographique chez d’autres réalisateurs. A priori, bonne idée. Encore faudrait il que cela dépasse en pertinence les prescriptions automatiques d’Amazon, de la Fnac ou d’Allocine (ce dernier constituant parfois, sur ce point, une expérience carrément surréaliste). Tout d’abord, des fausses pistes. On peut encore tomber dans les pièges d’Hitchcock. Dans le cas précis qui nous occupe ces jours ci, le

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La vie est faite de morceaux, qui ne se joignent pas

Fenêtre sur cour, ça pourrait commencer comme un film d’Aménabar. « Ouvre les yeux. » Trois rideaux s’ouvrent sur une cour, sur laquelle donnent trente et un appartements. Tant qu’ils ne sont qu’une toile de fond, ce sont des anonymes indifférents qu’on aperçoit derrière leurs fenêtres. Mais dès que le regard traverse la fenêtre pour s’intéresser précisément aux scènes qui s’y jouent , ce sont des situations beaucoup plus identifiables qui se donnent à voir, partageant toutes un caractère commun : l’intimité.

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