Alors on danse

Profitons de l’actuelle réflexion que nous menons, en cours, sur le désir. On sent bien, peu à peu, qu’on va en venir à cette alternative : soit on voit dans le désir une puissance qui suinte de notre être comme une sueur, une moiteur intime certes, mais étrangère aussi et dès lors dérangeante; soit on considère le désir comme ce mouvement initié au plus profond de son être, tellement proche de notre racine qu’on serait capable de ne pas s’y reconnaître, à

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Dick Laurent est mort

D’Hugo, je me disais qu’il me faisait parfois penser à Antonioni. Les « choses vues », puis revues, les plans larges, les panoramiques et les plongées dans le décor, au point d’en voir l’envers, les paysages qui sont aussi des vies intérieures. Et d’Antonioni, je pensais tout particulièrement à ce film réalisé en 1975, Profession : Reporter, titre français auquel on préférera l’originel, anglophone : The Passenger, (mais la traduction des titres de films est un des domaines les plus mystérieux de

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Image – Action

Pour permettre de, peut être, digérer les pages de Deleuze proposées dans un précédent article, voici une conférence donnée dans la cadre des cycles proposés par le forum des images. Jean-Baptiste Thoret, critique cinéphile et auteurs de quelques ouvrages vraiment intéressants sur le 7ème art y propose une lecture de Deleuze, c’est à dire un accompagnement à sa lecture. D’une manière très rassurante, reconnaissant comme normal de ne pas tout saisir, rappelant que l’assimilation des concepts deleuziens peut réclamer du

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L’image mentale

Parmi ceux qui auront vu chez Hitchcock davantage qu’un narrateur génial, Gilles Deleuze figure en bonne place. Grand amateur de cinéma, mais surtout analyste pointu de ce qui se passe à l’écran, les pages que Deleuze consacre au 7ème art sont à elle seules une confirmation de la pertinence de sa pensée. Là où ne voyons que des images, Deleuze dresse, lui toute une typologie d’images, affect, percep, concept, action, et mentale chez Hitchcock, et ce afin de tracer comme

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Je nage

4:38, puis 3:33 d’évasion, d’arrachement au territoire, de glissade à la surface de l’eau. Parce que les vagues et les amours, c’est pareil, parce que la voix de Deleuze manque, tout en demeurant l’une des plus présentes, elle surfe aujourd’hui sur les ondes, sur les réseaux informatiques, enregistrée par ses propres étudiants, elle parle tantôt, cette vague nous giffle, tantôt elle nous emporte. Nager, c’est simple : se lancer au bon moment, plonger au bon moment, éviter la vague, ou

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