Law and Order

A l’Ouest, à la fin du 19ème siècle, c’est en diligence que Ramson Stoddart rejoint une première fois Shinbone, . A l’Est, c’est à cheval que Rick Grimes rejoint sur une autoroute à moitié déserte la ville d’Atlanta. Le premier vient apporter une loi qu’il pense pouvoir se suffire à elle-même, afin de mettre fin au règne de la force. Le second est l’incarnation de la force légale, et ne sait pas encore à quel point il va devoir fermer

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Montée en puissance

Du couple de designers Charles et Ray Eames, on pourrait très bien ne retenir que leur fameux fauteuil Eames Lounge (670) et son repose-pied Ottoman (671), dans lesquels on s’installerait volontiers pour regarder ce qui suit, et tant qu’on y serait, se relire l’intégralité de sa bibliothèque, histoire d’avoir une bonne excuse pour n’en plus sortir. Mais voila, Monsieur et Madame Eames ne se contentèrent pas de dessiner ce fabuleux fauteuil, ils ont aussi exercé leurs talents dans des courts métrages

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Go west

« Je cherche Dieu sait qui Dieu sait quoi » Etienne Daho, Sortir ce soir   Plusieurs fois, ces jours ci, nous avons été amenés à évoquer en cours les road-movies des années 70, et parmi eux les plus archétypiques d’entre eux; le plus célèbre, Easy Rider (Dennis Hopper, 1969), qui est une sorte d’Odyssée de l’asphalte, et le trop peu connu Vanishing Point (Richard C. Sarafian, 1971). Deux longs métrages errant dans des paysages taillés, à l’horizontale, pour le cinémascope, l’un à

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Leçons de ténèbres

On a abordé, en cours, la question du divertissement tel que Pascal en propose l’analyse, en partant de ce court fragment des Pensées au cours duquel il compare l’errance de l’homme dans le monde à une situation absurde, dans laquelle quelqu’un se réveillerait le matin en constatant qu’il a été déplacé pendant la nuit sur une île inconnue, sans plus d’explications, et découvrirait que les habitants de cette île s’y sont un jour, eux aussi, réveillés dans la même incertitude,

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« Dicunt Homerum caecum fuisse »

Evoquant le non-lieu dans lequel le mythe dé-place le sens humain, nous avions évoqué en cours la béance qui demeurait en l’homme une fois les dieux congédiés. Le paradoxe du passage au monothéisme, c’est que dieu semble n’avoir jamais été aussi absent qu’alors qu’il s’est concentré en un seul et même être, comme si son unicité rendait impossible sa présence. Multiple, il se perdait dans le détail de ses incarnations; unique, il semble soluble dans sa propre présence. On devine

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Une question embarrassante pour celui dont le métier consiste à se tenir sur une estrade pour parler, parler… Finalement, ne vaudrait-il pas mieux se taire ? – Prétexte = un texte de Pascal

« Le monde juge bien des choses, car il est dans l’ignorance naturelle, qui est le vrai siège de l’homme. Les sciences ont deux extrémités qui se touchent. La première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L’autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien, et se rencontrent en cette même ignorance d’où ils étaient partis ; mais

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L’angoisse et le divertissement chez Pascal

En abordant la question du doute en philosophie, on est amené à se demander où ce doute prend sa source. On pourrait en fait en distinguer deux, qui sont de nature différente, mais vont être canalisées par la philosophie dans une seule et même attitude. L’une de ces sources a été rencontrée chez Blaise Pascal dans ce qu’il qualifie comme l’angoisse provoquée sur l’homme par sa propre condition : perdu dans un univers aveugle et sourd, il cherche des réponses

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